Facebook, un mal nécessaire… et c’est très bien !

Révoltez-vous, exprimez-vous, partagez !

Whaouuu le titre tordu, ça promet 😉

Mais avouez-le, je ne pouvais commencer qu’ainsi tant le sujet est complexe, subtil et dangereux. Pour vous éviter une longue lecture, voici ma définition de Facebook :

C’est un immense amphithéâtre avec moi tout petit devant vous. Je suis tantôt l’acteur, l’informateur, le prédicateur, le chasseur, l’observateur, l’accusateur, le donneur de leçons et tous ces contraires. Je suis, je suis [#JulienLeperse] … un couillon, un naïf, un manipulateur, un gentil ou un bel enfoiré. Je suis l’un d’entre-eux, parfois les deux, et je suis au milieu de vous, en quelques sortes comme vous !

Plusieurs profils connectés

Je parle de profils psychologiques et bien loin de moi l’idée de me prendre pour un psychologue, chacun son truc. Non, je ne fais qu’un constat entre les personnes connectées. En gros, il y a les donneurs et le receveurs, ce qui s’exposent, s’engagent et se livrent sincèrement et ceux qui, sans rien donner, consultent, analysent et jugent facilement.

En dehors de ces deux extrêmes, il y a une foultitude d’individus et de raisons à être sur Facebook. Ce que je retiens de ma propre expérience sur ce réseau, c’est ce besoin constant de convaincre, de séduire et de jouer avec toutes les subtilités qui nous sont offertes. Certains de mes amis maitrisent bien mieux que moi les aspects tordus de Facebook et m’en apprennent parfois quelques pitoyables stratagèmes. Je reste alors sans mots, blasé.

Pourquoi rester membre alors ?

Mais parce qu’aujourd’hui, Facebook est un espace d’expression, de rencontre, d’auto-promotion et plus largement d’échange. C’est un réseau social et amical, mais aussi amoureux et professionnel. Ne pas y être est une hérésie de nos jours. S’y connecter et en devenir un membre actif est une aberration aussi.

Pourquoi ce dilemme ? Pour moi c’est très simple :

– pour trouver des amis, il faut être là où tout le monde est
– pour rester en contact avec ceux qu’on a déjà, il faut y être aussi
– pour développer son business, c’est un canal puissant
– pour trouver l’âme soeur, les opportunités ne manquent pas… et les fausses identités ou personnalités aussi
– pour garder un lien avec la famille ou des contacts éloignés, Facebook reste l’outil idéal aux multiples ressources (partage photos, vidéo, chat, actualités, etc.)
– Enfin, ne pas être sur Facebook peut être interprété comme louche : je n’y suis pas, donc je ne sais pas utiliser techniquement un outil social populaire (lacune professionnelle) ou j’ai un gros problème de confiance en moi et d’ouverture vers les autres (pudeur, timidité, mal-être)

Et vous, quel profil de membre êtes-vous ?

Comment prétendre avoir un esprit sain dans un réseau aussi tordu ? De simples silences de quelques heures peuvent être interprétés comme inquiétants et suspects. Un vulgaire émoticon publié sur un coup de tête ou un coup de blues peut entrainer des idées fausses. Tout comme les SMS, chaque mot compte et les temps de silence en font partie. Avant de vous demander vos raisons d’être membre, je vous livre les miennes en toute transparence :
– elles ont tout d’abord été professionnelles (et le sont toujours très activement)
– elles ont été amicales avec mes amis dans la vraie vie
– elles ont été des découvertes avec des inconnus ou des amis d’amis et parfois, cela a débouché sur une certaine amitié ou tout du moins, un feeling et une compatibilité intellectuelles, morales ou professionnelles
– elles sont déception parfois, avec la sensation de n’avoir été demandé en ami que pour mieux être scruté et analysé ou utilisé comme propagande publicitaire
– elles ont même été le déclenchement de malentendus et de discordes à cause de mauvaises interprétations

Nous avons connus tant d’expériences vous et moi sur Facebook, en mode public ou en MP. Des saines, des malsaines, des franches et des tordues et pourtant, je suis encore là, comme vous, à donner mon avis, à m’exposer et donc à me rendre à votre jugement qui sera assumé par certains et mis sous silence par d’autres.

Un mal nécessaire et c’est très bien ?

Ben oui, voilà ma conclusion à moi et comme tout bon membre Facebook, je partage avec vous ma vision des choses et me permets de vous livrer mes conseils personnels à titre de bienveillance :
– n’exposez pas vos enfants en photos (primaire et collège)
– n’exposez jamais ouvertement – ou seulement avec subtilité que seuls les amis qui vous connaissent bien sauront décrypter – vos émotions négatives (déprimes, angoisses, peurs, perte de confiance, perte d’envie, etc.)
– n’exposez jamais votre intimité !
– méfiez-vous des gens qui ne font que partager sans donner, ce sont des voyeurs !
– exposez du positif, du motivant et de l’épanouissant
– exposez de l’actualité qui vous a touché ou révolté, mais évitez d’engager vos jugements personnels, avis politiques, religieux et sociologiques
– ne pensez plus une seconde qu’avoir verrouillé votre mur ou liste d’amis vous met en parfaite sécurité

Je ne vous inciterez pas à partager cette publication, vous êtes assez grand pour savoir ce que vous devez faire.
Par ailleurs, je déteste les chaines et messages engageants qui sont aussi fortement culpabilisants. Si vous adhérez à cela ou avez une autre vision des choses, prenez votre clavier et écrivez.
Écrire, c’est exister !

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